• Ziguinchor/Session de formation Projet VLF : OSC//F et réseaux d’OSC/F en mode comptable et financière
  • Seyni Diatta président du conseil départemental d’Oussouye : « Beaucoup de nos localités souffrent d’enclavement et d’un déficit d’infrastructures »
  • Oussouye/Boukitingho : Le conseil départemental investit dans la culture
  • Ziguinchor/ Assises CRJ-GRPC : Robert Sagna exhorte la jeunesse casamançaise à être audacieuse
  • Niaguis/Tournoi de Football : Dialy Counda Junior mise, la jeunesse de Fanda gagne

L'instabilité institutionnelle et sécuritaire en Guinée-Bissau inquiète les Ziguinchorois.

Scoopsdeziguinchor.com: Le double assassinat perpétré Dimanche et lundi sur les personnes de Baptista Tagmé Na Waié et Joao Bernardo Vieira respectivement, général chef d’Etat-major des Armées et Président de la République de Guinée-Bissau perturbent le sommeil des populations de la Casamance qui ont une crainte sur l’avenir du processus de paix en cours dans cette partie méridionale du Sénégal. Ces populations se sont confiées à la rédaction de scoopsdeziguinchor.com dès l’annonce de la triste nouvelle.
testimg1

PASCAL KOTIMAGNE MANGA : premier président du Conseil régional de Ziguinchor

"C’est un sentiment de tristesse qui m’habite aujourd’hui car c’est d’abord des vies humaines qui sont massacrées. C’est non seulement regrettable mais c’est grave pour la Guinée-Bissau qui rentre dans un cycle de violence et donc une incertitude. Car personne ne sait de quoi demain sera fait. Mais c’est surtout grave pour nous de la Casamance. Et c’est pourquoi nous avions soutenu il y a quelques années qu’il fallait hâter le règlement de la crise armée en Casamance. Nous avions dit qu’on ne pouvait pas régler le problème Casamançais en excluant par orgueil et vanité, la Guinée Bissau et la Gambie car ce sont les mêmes peuples. Ma crainte est que ce problème qui vient de surgir nous donne des sueurs froides, des inquiétudes. Vers où allons-nous ? Le Sénégal qui a un président « vaniteux » croit qu’il peut avec de l’argent régler ce problème mais aujourd’hui quels que soient les milliards qu’il va injecter en Guinée- Bissau, si ce problème doit avoir un impact sur nous, il n’y pourra absolument rien. Car les « corrupteurs » n’auront plus personne à corrompre. Ce double assassinat est certes triste pour la Guinée-Bissau, mais très grave et inquiétant pour nous de la Casamance qui craignons beaucoup pour l’avenir de notre région."

AMINATA TRAORE : institutrice, directrice d’école dans la commune de Ziguinchor.

"Moi je suis indignée et inquiète. Des présidents qu’on assassine comme ça « sauvagement » ! Cela m’a dépassé. Je suis très déçue, gagnée par la peur. Une peur que je nourris pour ma région la Casamance. La Guinée c’est presque le Sénégal, nous voyons un Président à zéro mètre de nous assassiné, son chef d’état major des armées subir le même sort ! Mais où allons – nous alors dans cette Afrique ? J’ai peur et très peur même car je pensais que cette situation était définitivement dépassée. Malheureusement cela revient tout le temps et je me demande à quand cette Paix-là. Si la Guinée n’a pas de Paix c’est évident que la partie sud du Sénégal n’aura aussi pas de Paix."

Cette inquiétude, relevée chez les populations de la ville de Ziguinchor trouve toute sa raison d’être dans l’engagement jusque-là montré par ces deux victimes dont les actions combinées avec l’Etat du Sénégal, ont permis aux population vivant dans la partie sud de la région de Ziguinchor de retrouver une lueur de paix fut-elle fragile encore. Faudrait-il le rappeler, c’est le général Tagmé Na Waié qui en mars 2004 avait réussi à harceler le chef de guerre Salif Sadio du Maquis Casamançais lors d’une opération de ratissage le long de la frontière.

Lequel a vu Salif Sadio abandonner ses bases du front sud pour s’installer dans la partie septentrionale de la Casamance, vers la frontière que partage la région sud du Sénégal avec la Gambie. L’ignorance totale des mobiles de ce double assassinat ainsi que la position du prochain régime et ses relations avec le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), explique surtout l’angoisse de ces populations de la Casamance.

.

Auteur: Junior CISSE
Date de publication: 2009-03-01 21:43:00
Nombre de réactions:0

Réagir à cet article!
    rss Imprimer cet article Mail

Articles 1 à 10 sur 27
Suivant Dernier

Tous les commentaires
Copyright © 2012 scoopsdeziguinchor.com - Conception & design: Jean Ndiaga Bakhoum - (Digital Video Shop)