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Guinée-Bissau : L'armée nie vouloir garder le pouvoir

Scoopsdeziguinchor.Com : Marqué par l'assassinat matinal du président Joao Bernardo Vieira, dit "Nino", le reste de la journée du lundi 2 mars a été étonnamment calme à Bissau. Le chef de l'Etat guinéen, âgé de 69 ans, a été tué à son domicile vers 4 heures par les militaires, au lendemain de l'attentat à la bombe qui a coûté la vie au chef d'état-major de l'armée, le général Batista Tagmé Na Waié, 60 ans. La résidence du président a été détruite lors de l'assaut, puis pillée.
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Dans un premier temps, le principal porte-parole de l'armée, le capitaine José Zamora Induta, a présenté l'assassinat du président comme une vengeance, attribuant au chef de l'Etat la responsabilité de la mort du chef d'état-major. "Nous n'accepterons pas que des gens interprètent cela comme un coup d'Etat. Ce n'est pas un coup d'Etat", a-t-il ensuite nuancé, accréditant l'idée selon laquelle le double meurtre de dimanche et lundi traduirait davantage un règlement de comptes entre rivaux qu'une lutte pour la prise du pouvoir.

L'armée "a donné des garanties (...) qu'elle resterait fidèle aux principes démocratiques et respecterait la Constitution", a précisé le porte-parole de l'état-major. La loi fondamentale prévoit que le premier ministre assure la transition jusqu'à l'organisation d'une élection présidentielle dans les 60 jours.

Les derniers événements tragiques apparaissent comme l'épilogue de querelles anciennes mettant en jeu à la fois des rivalités ethniques et, peut-être, une concurrence à propos du trafic de cocaïne colombien vers l'Europe, dont la Guinée-Bissau est l'une des plaques tournantes en Afrique de l'Ouest.

Anciens compagnons de maquis dans la lutte contre le colonisateur portugais, les deux victimes représentent les deux ethnies rivales de ce petit pays pauvre situé entre le Sénégal et la Guinée-Conakry. Le président Nino Vieira appartenait à l'ethnie minoritaire des Papel opposée aux Balante - plus nombreux mais considérés comme une menace par le pouvoir -, dont le général Tagmé Na Waié faisait partie.

Le conflit entre le chef de l'Etat et son armée s'était traduit, en novembre 2008, par une attaque contre la résidence présidentielle, tandis qu'en janvier la garde présidentielle avait ouvert le feu sur la voiture du chef d'état-major.

Exprimant sa "consternation", mardi sur Radio France internationale, Jean Ping, le président de la commission de l'Union africaine, a admis que la rivalité pour le contrôle du trafic de cocaïne est "l'une des raisons des querelles intestines" qui secouent la Guinée-Bissau.

En septembre, le chef d'état-major de la marine, Américo Bubo Na Tchuto, s'était réfugié en Gambie après avoir été accusé d'être lié au débarquement, le 12 juillet, de 500 kg de cocaïne à l'aéroport de Bissau.

Source : lemonde.fr

Auteur: La Rédaction
Date de publication: 2009-03-03 16:28:30
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