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Ziguinchor/Législatives : Entretien avec Demba Keita candidat Benno Bokk Yaakar

Scoopsdeziguinchor.com : Militant et responsable de la société civile et acteur de développement et du processus de paix en Casamance Demba Keita a franchi le rubicond en 2014 en investissant la sphère politique avec comme option la mouvance présidentielle. Investi comme tête de liste départementale de BBY à Ziguinchor l’homme entend, une fois élu, inscrire son action parlementaire dans la prise en charge des préoccupations des casamançais qui ont, dit-il, beaucoup souffert de la crise. Entretien…..  

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Mr Keita Vous avez été investis comme tête de liste départementale de la coalition BBY à Ziguinchor, qu’est-ce qui vous poussé à flirter avec la politique et comment appréciez-vous un tel choix ?

D’abord moi je suis un militant responsable de la société civile qui a accumulé 32 d’expériences dans le développement économique et social au Sénégal et particulièrement en Casamance. Depuis 1985 j’ai tout le temps travaillé dans les organisations paysannes notamment au niveau de l’Association Jeunesse Agricole de Casamance (AJAC) ; et entre 1995 et 2000 je fus responsable de la Cellule formation/communication de la Fédération des Organisations Non Gouvernementales du Sénégal où nous avons accompagné 27 organisations paysannes à travers toutes les régions. Et de 2000 à nos jours j’accompagne le processus de paix en Casamance dans plusieurs domaines notamment sur le plan politique avec la facilitation de toutes les rencontres entre l’Etat et le Mfdc mais aussi en participant activement à la prise en charge des préoccupations des populations victimes de ce conflit ; et enfin sur les questions liées au retour des personnes déplacées à l’intérieur du pays, des réfugiés basés en Gambie et en Guinée-Bissau et sur la brulante question du déminage en Casamance. Depuis 2006 nous sommes impliqués dans le travail de sensibilisation et de conscientisation des combattants du Mfdc sur l’interdiction de l’utilisation des mines anti-personnel dont le Sénégal est signataire depuis 1998 à travers la Convention d’Ottawa qui l’oblige à prendre ses les dispositions pour déminer la Casamance. Mais vu la situation de ni paix, ni guerre il fallait impérativement prendre langue avec le Mfdc pour qu’il s’engage à ne plus reposer de mines.  Et c’est cela qui a permis aux personnes déplacées et aux réfugiés d’entamer leur retour dans les villages et nous pousser nous à accompagner le processus de réhabilitation et de reconstruction des villages ainsi que les infrastructures communautaires de base. Et en 2014, vu l’engagement et la détermination du Chef de l’Etat à faire de la Casamance sa priorité, j’ai décidé de l’accompagner politiquement. Il fallait quelque part qu’on l’aide pour qu’il puisse aider à son tour la Casamance. Ainsi nous avons contribué, avec les instruments tels le FONGIP et le projet d’appui au secteur informel, à accélérer la mise en place d’unités de transformation pour la valorisation des produits locaux. Je pense que cette expérience accumulée a permis au président de porter son choix sur ma personne ; parce qu’il pense qu’il faut accélérer le développement en Casamance pour régler le problème de la crise par la création d’emplois, lutter contre la pauvreté et favoriser le retour de la paix.

Vous êtes investi dans une coalition souvent minée par des divisons internes. Etes-vous aujourd’hui rassuré sur la dynamique unitaire des principaux responsables de Benno ?

On est très rassuré et Benno rassure de plus en plus les Ziguinchorois. Déjà nous avons mis en place le comité électoral dans l’unité. Mais comme vous l’avez dit par le passé la coalition était minée par des querelles entre les leaders. Mais cela était beaucoup plus accentué au niveau de l’APR où il y avait ces problèmes de guerre de leadership. Mais pendant ces deux ans nous avons beaucoup contribué au rapprochement entre les leaders de l’APR. Quand j’ai pris la décision de soutenir le président de la République, les responsables de l’APR au sommet en commençant par le président Macky Sall, son directeur de cabinet politique m’avaient demandé de me battre pour que l’APR soit un parti représentatif et fort à Ziguinchor, qu’on travaille à sa massification. Et cette massification ne pouvait se réaliser sans une entente entre les principaux leaders qui ont tous compris l’enjeu et pris conscience de leurs responsabilités ; parce que vu l’engagement du Chef de l’Etat à accompagner la Casamance il n’est pas question que les populations ne lui rendent pas la monnaie.  Donc si nous ne nous inscrivons pas dans une dynamique où l’APR sera le parti le plus fort et avec toutes les réalisations que nous connaissons en Casamance ce serait une catastrophe. Et je pense qu’aujourd’hui on a dépassé cette situation et j’en veux pour preuve l’ambiance vécue lors de la rencontre de mise en place du comité électoral avec tous les partis, tous  les responsables charismatiques de Benno. Et tous ont déjà commencé à s’inscrire dans une dynamique de rendre opérationnelle cette unité qui va nous permettre de gagner largement le 30 juillet 2017. Et c’est cela que les casamançais attendent.

Vous député, que doivent attendre les populations ziguinchoroises de votre action parlementaire ?

Je pense que ce sera le prolongement de toutes ces actions et initiatives que j’ai déroulées depuis 32 ans en Casamance.  Et ce, notamment sur les questions de paix et de développement afin que la Casamance puisse retrouver toute sa place dans le système de l’Etat, et que jeunes, femmes,  populations puissent s’inscrire dans une dynamique de développement et pouvoir profiter des fruits du PSE. Et ces leviers on doit pouvoir les maintenir, les accélérer parce que la population est étouffée. L’autre aspect c’est de continuer à accompagner les initiatives du Chef de l’Etat pour régler définitivement ce conflit et permettre à la population de s’orienter vers le  développement. Il ne faut pas oublier qu’il y a plus de 70 villages en Casamance complétement détruits et où il n’existe point de vie sur la carte. Et ces populations sont coincées à l’intérieur de la Casamance, en Gambie ou en Guinée-Bissau. Des sénégalais qui veulent revenir et bâtir leur foyer, contribuer au développement du Sénégal et aussi préparer l’avenir de leurs enfants, de leurs familles. Ce sont toutes ces questions-là qu’il faudra prendre en charge au niveau de l’Assemblée nationale, en plus de celles liées au désenclavement. Car pour le cas du transport aérien on ne peut pas comprendre qu’entre Ziguinchor et Dakar pour 45 mn de vol le billet d’avion soit à 125 000 FCFA. Donc voilà une palette d’interpellations que la nation doit prendre à bras le corps afin que la Casamance où tout est priorité sorte de l’étouffement. Mais dieu merci avec le président Macky Sall les populations ont repris confiance. Et nous devons le soutenir et faire en sorte que toutes les initiatives qu’il compte prendre pour que la Casamance retrouve sa dignité soient matérialisées. Ce sera donc à priori mon combat au niveau de l’hémicycle.

 

Auteur: Propos recueillis par Tapha I. BADJI
Date de publication: 2017-07-27 15:13:29
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