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Ziguinchor/Conférence de presse : Discours de l’Evêque de Ziguinchor Monseigneur Paul Abel Mamba

Scoopsdeziguinchor.com : Après les imams, les oulémas, les chefs de village qui ont organisé il y a plus d’une semaine une marche ponctuée par des prières et une lecture de Coran pour réaffirmer leur adhésion par rapport à la matérialisation du projet de l’UCAO à Coubalan, ce fut au tour ce vendredi de l’Evêque de Ziguinchor et de l’Eglise Catholique de monter au créneau pour mettre l’accent sur la situation de l’UUZ de Coubalan. Occasion pour Monseigneur Paul Abel Mamba d’exhorter le village de Koubalang, les Kalounayes de ne point priver la région de Ziguinchor, le Sénégal d’un tel cadeau. Nous vous proposons l’intégralité du discours de l’Evêque de Ziguinchor Monseigneur Paul Abel Mamba

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La rencontre d’aujourd’hui de type institutionnel, se propose de mettre l’accent sur la situation qui prévaut à l’UUZ de Coubalan, à la lumière de toutes les informations disponibles.

Nous assistons à un gel des activités sur le chantier dont les finitions étaient en cours pour une livraison des bâtiments et une mise en service pour compter du mois de novembre : à présent cette date sera repoussée.

Le dossier de mise en service, largement diffusé auprès des acteurs, déclinait le chronogramme des activités liées à l’ouverture et au fonctionnement de l’UCAO/UUZ.

Ce constat engendre des difficultés, certes pas insurmontables, pour l’enrôlement des bacheliers de l’année 2017, et leur intégration dans l’établissement sur son site actuel et le déroulement des enseignements des filières qui étaient programmées pour des licences en :

Informatique de gestion ;

Sciences politiques et relations internationales ;

Comptabilité finance ; Sciences de gestion ;

Droit des affaires.

Des BTS en :

Gestion des exploitations agricoles ;

Gestion des chaines d’approvisionnement.

Il faut rappeler que la région de Ziguinchor, troisième productrice de bacheliers, est confrontée au problème persistant de l’absorption desdits bacheliers.

I – De la motivation de l’Eglise

L’Eglise par ses structures, ne peut pas être insensible à l’angoisse persistante des familles et à la détresse des bacheliers qui ne trouvent pas de possibilités de poursuite des études principalement ceux venant des académies du Sud du Sénégal.

Depuis 2006 l’Eglise cherche obstinément à apporter une réponse qualitative à cette question dont la création de l’ISCG dans la commune de Ziguinchor, était une première étape.

Après un démarrage avec 35 étudiants cet établissement est à 1 000 étudiants actuellement.

Une certaine contrepropagande a répandu que le bruit que l’UUZ va former des prêtres ce qui n’est pas exact comme le montrent les filières déclinées plus haut.

Ce sont les universités ecclésiastiques qui assurent la formation du personnel de l’Eglise.

Pour l’UUZ les questions souvent soulevées actuellement, ont été tranchées depuis 2008 date de l’affectation du site de 80 ha suivant une décision exécutoire et non de plus de 100 ha, ce qui avait permis :

La réalisation du mur de clôture à partir de 200 ;

Le démarrage des constructions du bloc pédagogique de 17 salles dont un amphithéâtre   et du bloc administratif  de 30 bureaux depuis 2015 ;

La voirie, les réseaux divers, les espaces verts ;

Le début de la mise en place des équipements ;

La capacité initiale d’accueil est estimée à 850 étudiants dès la première année toutes filières confondues : en fin de programme 3 000 étudiants seront enrôlés à l’UUZ.

La marche de soutien du 7 octobre 2017 ainsi que le document produit seront analysés en vue d’un traitement adéquat et des échanges appropriés au regard des dispositions de l’accord de siège liant l’UCAO à l’Etat du SENEGAL.

Conformément au mandat de la Conférence du Sénégal, la direction du projet s’attachera à développer une écoute, des différents acteurs pour la réalisation des objectifs du programme.

Le désenclavement de la zone avec le bitumage de la route grâce à l’aide de l’Etat, la mise en valeur du domaine agricole, les différents services à la communauté sont des chantiers encore dans le portefeuille du projet.

Pendant l’étude et l’instruction du dossier, à un moment donné, et plus précisément, le 3 janvier 2013 l’on pressait l’UCAO d’exploiter ou de rendre les terres, à un autre, le 11 septembre 2017, de ne plus exploiter et rendre les terres après un investissement de l’UCAO de près de 1,5 milliard.

A présent il faut louer au passage la marche de soutien des imams et oulémas, des chefs de villages et des élus locaux, du 7 octobre 2017, tant dans sa forme que son contenu.

Le message des imams, des représentants des villages et de la majorité des populations locales, sont plus conformes à la réalité et à la sincérité, que celui d’une frange minoritaire qui avait prêté à l’Eglise dans un langage fort inconvenant, et inacceptable, une volonté de nuire.

Une partie de la presse relayant les propos qui seraient émis, tente de faire croire que le processus d’affectation des terres comporterait des erreurs voire des irrégularités, qui rendraient ladite affectation illégale et priverait les habitants de terrains de culture.

II – Du dossier foncier

Il faut aborder le débat car, le dossier foncier, sur la question montre que :

Le texte de la délibération, faisant état par ailleurs du rapport de la commission domaniale montre qu’au moment de l’affectation, le site était vierge de toute exploitation et que cela a conduit à un vote du conseil à l’unanimité des membres.

S’il y avait des irrégularités comment l’autorité chargée d’approuver l’acte aurait –elle accepté d’apposer au nom de l’Etat sa signature ?

Comment les services du cadastre de Ziguinchor auraient-ils émis un avis favorable après enquête à l’occasion de la saisine de la CCOD qui elle-même a donné un avis favorable lors de sa réunion qui a débattu de la demande de bail des 80 ha du site (non de plus 100 ha, comme affirmé par les contestataires).

Même les Banques qui ont apporté leurs concours ont fait vérifier la procédure avant leur implication dans le financement.

L’autorisation de construire dans le dossier de base, pour saisir les autorités contient bien les actes valides de la procédure pour approuver et faire démarrer les constructions.

Du reste, les traditions de l’Eglise lui interdisent des occupations dans des conditions non transparentes : elle a déjà eu à renoncer à des sites au seul motif que l’avis préalable des populations n’était pas obtenu dans un consensus.

La symbolique des deux manguiers plantés conjointement par l’ABBE ISIDORE COLY le curé de COUBALAN de l’époque et SERIGNE CHEIKHOUNA MBACKE IBN SERIGNE BARA MBACKE en visite sur le site, doit rester l’expression d’une adhésion au projet de l’UCAO : c’est-à-dire l’illustration positive de la construction d’une œuvre commune.

III - Sur la problématique des « étrangers » dans la construction de l’UUZ :

Il est quelques fois revenu dans les débats l’utilisation de la main d’œuvre locale : celle-ci a le monopole des emplois non spécialisés, aussi bien dans le génie civil exécuté par l’entreprise que dans les opérations faites en régie.

Par contre les corps secondaires qui nécessitent l’aptitude à lire, interpréter et exécuter un plan fait par les bureaux d’études, visé par le bureau de contrôle, ont été confiés à des spécialistes, comme l’électricité et le câblage informatique, la sécurité incendie, dont certains sont agrées par l’Etat.

Ceux que l’on appelle des étrangers viennent de Ziguinchor pour la toiture, ou de Dakar, pour les travaux qui demandent des qualifications plus pointues.

IV - Sur les rumeurs infondées prêtant à l’UCAO le fait d’avoir versé à l’ancien PCR de l’argent en contre partie des terres :

L’Eglise de Sénégal tient à faire la lumière sur ces allégations qui sont entièrement fausses et dénudée de sens.

Il n’a jamais été question de verser de l’argent à une quelconque autorité, et les personnes de bonne foi savent que ces pratiques répréhensibles sont honnies par l’Eglise Catholique du Sénégal.

Nous demandons à ceux qui ont lancé ces rumeurs, qui ont sali l’honorabilité de l’ancienne équipe de la communauté rurale de Coubalan de faire amande honorable et de leur demander pardon en tant que croyants, car ils ont commis un péché grave, à savoir inventer un mensonge grossier pour entacher une personne dont l’intention louable a été de servir sa communauté rurale en y faisant implanter un projet structurant.

V – Du partenariat avec les populations

L’intention de l’Eglise Catholique et des Evêques de Conférence Episcopale a toujours été de participer à la consolidation de la paix en Casamance par la création d’une infrastructure créatrice de connaissances, de valeur ajoutée, en mettant la priorité sur un esprit d’interculturalité, de dialogue interreligieux permettant le vivre ensemble dans la cohésion. C’est la mission assignée à l’UCAO et elle n’y a jamais dérogé.

Déjà beaucoup de revenus ont été distribués dans le cadre de la mise en place des infrastructures. L’ouverture et le fonctionnement de l’UUZ vont créer une véritable économie locale avec les emplois directs et indirects résultant du regroupement de 3 000 étudiants venus de plusieurs horizons : Sénégal, Afrique et du monde entier.  

Le village de Koubalang, les Kalounayes n’ont pas le droit de priver, la région de Ziguinchor, le Sénégal d’un tel cadeau.

En conclusion, l’Eglise demande à toute la population du village de Koubalang, garder la mesure et la sérénité, que chacun apporte sa pierre positive à la construction en cours, sachant que tout le monde est gagnant dans l’opération d’une manière ou d’une autre.

Pour la Conférence Episcopale Sénégal, Mauritanie, Guinée Bissau, Iles du Cap Vert

Monseigneur Paul Abel Mamba

Vice Chancelier de l’UCAO/UUZ  

Auteur: Tapha I. BADJI
Date de publication: 2017-10-15 16:23:52
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