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Bignona : Le Pr Nouha Cissé « courtise » les combattants du Mfdc pour le désenclavement de la Zone des Palmiers

Scoopsdeziguinchor.com : La Zone des Palmiers ! Une contrée à riches potentialités économiques mais où les  populations abandonnées à leur propre sort manquent presque de tout. Une situation due en grande partie à cette piste qui les sépare de la RN5 ; mais également à la spécificité de cette zone territoire où combattants du Mfdc et populations se confondent. Toute chose qui frise l’insécurité et qui a de quoi compromettre tout projet de développement voire tout projet d’investissements au niveau de la Zone des Palmiers. Mais une situation qui est loin de laisser indifférent le GRPC dont l’un des membres, en l’occurrence le Professeur Nouha Cissé, est monté au créneau le dimanche dernier à Katipeu pour exhorter les combattants à valider le désenclavement de cette contrée en proie à une extrême pauvreté

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Face à leurs dures conditions de vie et d’existence, que d’appels du pied lancés par les populations de la Zone des Palmiers à l’endroit des autorités étatiques et des partenaires au développement. Des cris de désespoir qui ne tombent pas toujours dans l’oreille de sourds mais qui semblent avoir trouvé écho le dimanche dernier à Katipeu auprès des responsables du Groupe de Réflexion pour la Paix en Casamance (GRPC) présidé par le ministre d’Etat Robert Sagna et présents dans la Zone des Palmiers pour les besoins d’un forum initié par des populations et axé sur la paix et le développement. Une rencontre rendue également possible par les combattants du Mfdc et qui ont d’ailleurs participé à cette rencontre d’échanges. « Si nous avons pu nous réunir, c’est parce que les combattants l’ont accepté et qu’ils veulent nous écouter ; et c’est parce qu’ils ne sont pas étrangers à ce qui se passe ici, qu’ils ne sont pas des incendiaires et qu’ils sont sensibles à ce qu’on va partager » a d’ailleurs martelé le Pr Nouha Cissé. Et c’est pour cette raison que le Pr Nouha Cissé, dans son intervention,  s’est porté aussi volontaire pour parler aux combattants du Mfdc, et se faire le porte-voix de ces populations de cette contrée meurtrie par le conflit et qui réclament urbi et orbi des routes et de meilleures conditions d’existence. Et ce, dans cette zone des palmiers, zone de forte production maraichère, arboricole très prisée sur le marché local et régional mais où, selon Nouha Cissé, cette production se commercialise mal faute d’infrastructures routières. « Il sera difficile qu’un véhicule vienne prendre ici des marchandises pour les écouler ailleurs ; car la route n’est pas bonne et il n y a pas de voies d’accès qui permettent l’écoulement des produits des braves femmes afin de leur permettre d’accroitre leurs revenus et de vivre dignement de leur sueur » a-t-il soutenu. Aujourd’hui il s’agit de leur donner, selon lui, les raisons de le faire. Et pour ce faire, le responsable du GRPC préconise l’autorisation de la construction des pistes de production dans la zone des palmiers et rêve également de voir des routes bitumées dans la cette zone. « Cela est possible mais il faut que nos fils,  nos frères combattants puissent accepter que cela est indispensable pour le développement. Car facilitant la circulation des biens et personnes » assène-t-il. Nouha Cissé pour qui, au niveau de la Zone des Palmiers, l’offre est bien là au moment où la demande, elle, est bien loin. « Permettez à l’offre et la demande de faire jonction par le biais des routes. Si on le fait on réduit de manière drastique notre pauvreté. Et donnez-nous l’occasion de le faire » a-t-il soutenu. Avant de s’interroger : « Les techniciens du PUDC, ANRAC, PPDC, etc. présents à cette rencontre connaissent les contraintes de cette contrée qu’est l’accessibilité. Une accessibilité réglée dans le Buluf, le Fogny, le Fouladou, le Balantacounda ; pourquoi pas donc dans la zone des Palmiers » ? Et se portant garant du plaidoyer de ces populations démunies et défavorisées, l’acteur de paix s’est voulu davantage explicite face aux enjeux de l’heure. «  Dites à nos frères qu’ils soient combattants ou non que la Casamance soit indépendante ou qu’elle ne le soit pas, on a besoin de routes. Et puisque qu’on a besoin de routes autorisons la construction de routes ». Dixit le Pr Nouha Cissé. Ce dernier pour qui, face aux multitudes d’exigences,  il s’agit de donner les raisons aux techniciens qui ont peur de venir, de faire en sorte que n’importe quel investisseur ose venir dans la zone des Palmiers sans aucune crainte pour faire face aux populations, les écouter et de travailler à trouver des solutions à leurs préoccupations. « De grâce sortons de cette situation d’extrême pauvreté dont nous sommes tous responsables. Biti-Biti et Baranlir ont besoin de Lycée ; mais est ce que les gens sont rassurés à l’idée de les réaliser ici sans problème ? Refusons d’être dans l’ignorance en donnant l’instruction minimale aux enfants de cette zone avec des écoles digne de ce nom pour combattre la médiocrité » a-t-il conclu. Non sans manquer de remercier auparavant le président du GRPC Robert Sagna pour son sens patriotique, pour son engagement pour la cause nationale et à fortiori pour la cause de cette région pour laquelle il ne ménage ni sa poche, ni sa santé, ni son temps, dit-il. 

Auteur: Tapha I. BADJI
Date de publication: 2019-01-18 22:07:28
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