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Sindian : La religion à l’aune des enjeux de développement

Scoopsdeziguinchor.com : La commémoration de la Ziarra annuelle qui a coïncidé avec le 50ème anniversaire de la remise du saint coran par le Cheikh Ousmane Sountou Badji à sa sainteté le Pape Paul VI a constitué une tribune pour ses héritiers Cheikh Abdou Hassan et Cheikh Abdou Hussein et pour bon nombre d’acteurs religieux et de développement de porter la voix des populations du Fogny et de pointer du doigt l’ensemble des difficultés auxquelles ces dernières sont confrontées

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Au nom des populations du Fogny, Cheikh Abdou Hussein un des khalifes de la Ummah Ainou Salam a plaidé pour la construction de routes et d’infrastructures socioéconomiques de base au niveau de leur contrée très affectée par la crise et la pauvreté. « Certes la paix est là mais la Casamance regorge de populations toujours frustrées à cause de l’absence de moyens d’existence voire de subsistance » a-t-il martelé. Le guide religieux a fait cas des bourses sociales qui constituent une sollicitation des populations du Fogny  et d’espérer des solutions puissent être trouvées pour soulager les populations nécessiteuses notamment les femmes. Venu assister à cette cérémonie marquant la Ziarra de Cheikh Ousmane Sountou Badji, le DG de l’ANRAC  a à son tour estimé que cet événement a été célébré dans des conditions de paix idoines magnifiées par toutes les franges de la population. Ansou Sané natif également du Sindian a toutefois fait cas d’un ensemble de préoccupions au niveau du Fogny et pour lesquelles des solutions sont entrain, dit-il, d’être apportées par le gouvernement afin que le Fogny puisse retrouver sa dimension d’antan ; et ce, dans le domaine de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau potable, des infrastructures, du désenclavement, etc. « Des efforts sont consentis pour à la fois accompagné le processus de paix mais surtout accompagné la réinsertion sociale et économique des populations. C’est une œuvre grandiose dans laquelle l’ANRAC est engagée en tant qu’agence chargée de la reconstruction de la Casamance » a-t-il indiqué. Il en veut pour preuve l’accompagnement l’année dernière dans cette zone et dans le cadre de la réinsertion économique, d’un certain nombre de populations déplacées revenues au niveau de leurs localités d’origine dans des activités génératrices de revenus. Un ensemble d’efforts conjugués avec l’ensemble des services et projets/programmes de l’Etat afin de faire en sorte que les populations du Fogny puissent accéder, poursuit-il, à de meilleures conditions de vie, à la fois dans le domaine économique et social.

La corrélation entre cet événement religieux et les enjeux de développement du Fogny ? Une problématique qui ne laisse point indifférent Al Ouusseynou Gassama Inspecteur de l’Education à la retraite et natif de Sindian. D’abord pour ce dernier on sent qu’à travers le discours des héritiers du vénéré guide, qu’ils sont là pour l’islam, pour le dialogue islamo-chrétien mais surtout qu’ils sont là pour être près de leur peuple, pour écouter la sensibilité de leur peuple et surtout essayer de la traduire en réalité concrète. A savoir cette nécessité d’avoir, selon lui, une Casamance apaisée, qui panse ses plaies qui se réconcilie avec elle-même qui pardonne qui est debout et qui avance. « Et je pense qu’ils ont posé les jalons en parlant de désenclavement, en parlant de mise en place d’infrastructures de base, de la nécessité d’être à l’écoute de ses populations » martèle-t-il. Et c’est parce qu’ils ont, note-t-il, une communauté qui est là qui souffre dans la douleur et qui ne s’exprime pas que des porte-paroles comme ces jeunes doivent pouvoir  communiquer avec les décideurs, avec le monde pour montrer qu’ils sont dans une phase où il faut être à l’écoute et être très attentif au moindre frémissement et faire en sorte que ce qui est priorité pour le Sénégal soit surpriorité pour la Casamance. « Qu’on fasse attention à un équilibre géographique, qu’on sente que la Casamance  ce n’est pas la même chose de par la géographie qui l’enclave entre trois pays mais aussi par l’histoire qui fait que c’est une région où il y une philosophie de vie, une mystique du travail, de la paix et de la dignité humaine » a soutenu Al Ouusseynou Gassama. Pour qui il est important qu’on puisse analyser ce discours à l’aune de ses préoccupations là et qu’on puisse aller rapidement vers le développement. Car les conditions sont, soutient-il, réunies et les gens engagées. « Je pense donc que c’est une opportunité et j’estime que les autorités administratives et politiques ont cette intelligence stratégique qui doivent leur permettre de décoder le discours et de faire avancer rapidement la Casamance vers les rampes du développement et de l’émergence » plaide-t-il. 

Auteur: Tapha I. BADJI
Date de publication: 2019-07-22 00:17:46
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