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Scoopsdeziguinchor.com : Le dossier casamançais ! Une question qui préoccupe au plus haut point l’ancien professeur d’Histoire et de Géographie à la retraite et ancien chargé de mission du médiateur de la république Ibrahima Ama Diémé. Témoin de ce long conflit armé qui sévit dans la région et membre actif du Collectif des Cadres Casamançais (CCC) et du Groupe de Réflexion pour la Paix en Casamance (GRPC) dirigé par le ministre d’Etat Robert Sagna, Ibrahima Ama Diémé est à nouveau sorti de son mutisme pour livrer ses vérités par rapport au dossier Casamançais et par rapport à toutes les questions de l’heure qui entravent le retour d’une paix définitive en Casamance. Dans cette interview accordée à scoopsdeziguinchor.com, le natif de Tendouck dans le Buluf a également évoqué, entre autres sujets abordés, le cas Salif Sadio, la problématique de la gestion des ressources naturelles, la problématique du déminage, le vol de bétail dans le Balantacounda, la situation des populations déplacées. Entretien !

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En tant que témoin de la crise casamançaise et acteur engagé du processus de paix, quel est le niveau actuel du dossier casamançais ? Qu’est ce qui a, selon vous, rendu possible cette situation d’accalmie notée dans toute la partie sud du pays ? Et où en sont concrètement les contacts entre l’Etat et le Mfdc ?

Est-ce à dire que vous ne cautionnez pas la démarche solitaire de Salif Sadio qui a avait commencé à organiser des foras pour s’adresser aux populations casamançaises ? Et comment apprécié vous ce qui s’est passé à Diouloulou et à Kagnobon, deux étapes marquées par un bras de fer entre l’Etat et Salif Sadio ? Et est ce que ce dernier est toujours cet élément incontournable dans ce processus de paix comme vous le prétendiez vous-mêmes il y a de cela de deux ans ?

Professeur comment on en est arrivé d’ailleurs à cette crise qui hante encore le sommeil de certaines franges de la population ?

Vous semblez donc incriminer l’incapacité des politiques à faire face aux crises latentes ? Et quid en outre de la responsabilité de l’Etat ?

Vous posez le problème de la gestion des ressources au niveau des collectivités territoriales apparemment. Et vous semblez plaidez aussi pour une exploitation rationnelle des ressources ?

Par rapport à tous ces enjeux, pensez-vous que les collectivités territoriales sont également conscientes de leur rôle et responsabilité ?N’a-t-on pas l’impression ici que le développement est  une affaire exclusive de l’Etat central ?

Professeur vous l’avez dit tantôt la région connait une accalmie que tout le monde magnifie. Mais il y a un problème récurent qui se passe dans le Balantacounda, à savoir le vol de bétail qui risque si l’on y prend garde de déstabiliser cette bande frontalière avec la Guinée-Bissau. Votre avis sur cette situation ? Que proposez-vous concrètement pour l’éradication de ce nouveau fléau du Balantacounda ? Est-ce à dire là également que la responsabilité des populations concernées par ce fléau et des élus locaux, est engagée ?

Le conflit a engendré un nombre important de personnes déplacées et de réfugiés ; concrètement que faut-il faire pour cette frange importante de la population aujourd’hui dans le désarroi ?

Quid Professeur de la problématique du déminage en Casamance avec les mines qui sont encore là dans certaines contrées et qui entravent, vous l’avez souligné, le retour de populations au bercail ?

Professeur vous êtes aussi un acteur culturel et nous sommes dans une région où il y a un bouillonnement culturel manifeste. Seulement le constat est que la Casamance ne profite pas encore de ses riches culturelles ; la culture qu’on évoque à longueur de journées mais qui ne profite point aux acteurs et aux communautés. Selon vous qu’est ce qu’il faut faire concrètement pour que cette richesse profite véritablement aux acteurs et à la région ?

Auteur: Propos recueillis par Tapha I. BADJI
Date de publication: 2019-09-12 12:47:25
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