Scoopsdeziguinchor.com : A Bissau, près d’un million d’électeurs étaient aux urnes pour élire leur nouveau président de la République. Le sortant Umaro Sissoco Embaló tente de remporter un deuxième mandat consécutif face à onze autres candidats, dont Fernando Dias da Costa, soutenu par l’opposant Domingos Simões Pereira.
Le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, a voté dimanche 23 novembre 2025 pour l’élection présidentielle au cours de laquelle il sollicite un second mandat, soutenu par la coalition Plateforme républicaine « Nô Kumpu Guinée ».
Face à lui, onze autres candidats, dont Fernando Dias da Costa, soutenu par les coalitions « PAI Terra Ranka » et « API Cabas Garandi ». Vice-président de l’Assemblée nationale populaire lors de la 11e législature, il est soutenu par Domingos Simões Pereira, principal opposant et chef du Partido Africano da Independência da Guiné e Cabo Verde (PAIGC), le parti historique ayant mené la lutte pour l’indépendance du pays.
Près de 966 152 électeurs étaient attendus aux urnes avec un taux de participation de près de 65 %. D’après le porte-parole de la Commission électorale nationale bissau-guinéenne, Idrissa Diallo, les élections se sont déroulées dans un climat apaisé.
Parallèlement, à la présidentielle se tenaient les législatives. À cet effet, la Cour suprême a validé la candidature de 13 partis politiques et d’une coalition électorale pour briguer les 102 sièges de l’Assemblée nationale populaire.
Les élections se déroulent dans un contexte de fragilité politique et institutionnelle. D’après la Banque mondiale, le pays figure parmi les plus vulnérables aux coups d’État et à l’instabilité politique, avec quatre coups d’État réussis et dix-sept autres tentatives, complots ou allégations signalés.
Le bon déroulement de ce scrutin pourrait renforcer la stabilité institutionnelle et restaurer la confiance.
Sur le plan économique, la Guinée-Bissau reste résiliente, avec une croissance qui devrait atteindre 5,5 % en 2025, selon le Fonds monétaire international (FMI). Cependant, cette croissance pourrait être freinée par les mauvaises performances du secteur de la noix de cajou, les chocs internationaux sur les marchés des matières premières, l’instabilité politique et l’incertitude entourant les élections, ainsi que par un éventuel dérapage budgétaire, relève la Banque mondiale. Celle-ci souligne par ailleurs que le pays reste confronté à la corruption et demeure l’un des plus pauvres au monde, avec un taux de pauvreté qui devrait baisser à 41,2 % en 2025.
Notons que la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et la Mission d’observation électorale de l’Union africaine sont présentes dans le pays pour surveiller le processus électoral.
D’après le porte-parole de la Commission électorale nationale, les résultats provisoires pourraient être annoncés jeudi 27 novembre.
Source : agenceecofin.com








