Ziguinchor/Santé : COMMUNIQUÉ DE L’INTERSYNDICALE DE L’HÔPITAL DE LA PAIX

Scoopsdeziguinchor.com : L’Intersyndicale de l’Hôpital de la Paix de Ziguinchor, regroupant le Syndicat Autonome des Médecins, Pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal(SAMES), le Syndicat National des travailleurs de la santé (SYNTRAS) et le syndicat Unique des Travailleurs de la santé et de l’Action Sociale(SUTSAS), informe l’opinion publique, les autorités administratives et sanitaires ainsi que les usagers de l’hôpital de la Paix de sa profonde préoccupation face à la situation persistante de l’établissement.

Dans la recherche des résolutions à nos revendications, l’intersyndicale de l’hôpital de la paix a rencontré la direction sur convocation de l’inspecteur du travail et de la sécurité sociale. Nous remercions par l’occasion Monsieur Abel Ndiaye qui a bien pris l’initiative d’ouvrir une discussion, qui nous tenons à rappeler que c’est la première depuis le dépôt de notre plateforme revendicative. Par ailleurs, nous tenons à informer tout le monde que les discussions ne nous ont pas permis d’avoir des solutions concrètes. En effet la direction n’a pris que des engagements conditionnels pour les points relevant de sa responsabilité.

UN HÔPITAL NE PEUT PAS VIVRE DE PROMESSES

L’INTERSYNDICALE DIT STOP À L’ATTENTISME

Comment accepter qu’un hôpital de référence continue de fonctionner avec des équipements essentiels d’aide au diagnostic en panne et des ruptures récurrentes des explorations biologiques indispensables ?

Comment comprendre que la seule IRM destinée à toute la Casamance, attendue depuis longtemps, ne soit toujours pas effectivement opérationnelle?

Comment expliquer aux patients qu’un examen indispensable ne peut être réalisé faute de réactifs ou d’équipements disponibles ?

Comment demander aux professionnels de santé de faire toujours plus lorsque les infrastructures se dégradent, que les effectifs restent insuffisants et que certains droits financiers connaissent des retards ?

La santé n’est pas une promesse.

Le diagnostic n’est pas une promesse.

La sécurité des patients n’est pas une promesse.

Le fonctionnement d’un hôpital ne peut pas être renvoyé à demain.

L’Intersyndicale refuse désormais que les difficultés structurelles de l’Hôpital de la Paix soient traitées comme de simples problèmes administratifs.

Derrière chaque panne, il y a un patient.

Derrière chaque retard, il y a une prise en charge compromise.

Derrière chaque défaillance, il y a un risque supplémentaire pour les populations.

IRM : NOUS VOULONS DU CONCRET, PAS UNE NOUVELLE PROMESSE

Parmi les revendications portées par l’Intersyndicale, la question de l’IRM occupe une place particulière.

Nous exigeons le démarrage effectif de l’IRM, parallèlement à la remise en service des autres équipements d’aide au diagnostic, notamment la radiographie numérique télécommandée permettant la réalisation des examens spéciaux et la radiographie panoramique dentaire.

L’Intersyndicale veut donc une décision claire, une échéance précise et une mise en service effective. Et sur ce point, notre position est sans ambiguïté :

Tant qu’une décision concrète et vérifiable ne sera pas prise, le mot d’ordre ne sera pas levé.

QUATRE DOSSIERS MAJEURS QUI NE PEUVENT PLUS ÊTRE REPORTÉS

Au-delà de l’IRM, quatre revendications revêtent pour nous un caractère particulièrement urgent.

  1. DES DÉCHETS BIOMÉDICAUX GÉRÉS DANS DES CONDITIONS DIGNES D’UN HÔPITAL

L’Intersyndicale exige la mise en place d’un incinérateur pour assurer une gestion appropriée des déchets biomédicaux.

On ne peut pas prétendre protéger la santé des populations tout en tolérant des insuffisances dans la gestion des déchets issus des soins.

  1. RÉHABILITER L’HÔPITAL DE LA PAIX DE ZIGUINCHOR AVANT QUE LA DÉGRADATION NE DEVIENNE IRRÉVERSIBLE

Toiture, plafonds, voirie interne, réseaux de canalisation et autres infrastructures dégradées : l’état de l’hôpital exige désormais des travaux et non de nouveaux constats.

Nous demandons au ministère de la santé et de l’hygiène public (MSHP) de respecter sa promesse de réhabilitation de l’Hôpital de la Paix de Ziguinchor

 

  1. INVESTIR POUR MODERNISER L’HÔPITAL

L’Hôpital de la Paix a besoin d’une subvention d’investissement à la hauteur des enjeux.Moderniser l’hôpital n’est pas une dépense de confort. C’est investir dans la santé des populations de toute une sous-région.

  1. TRAITER ENFIN LA QUESTION DE LA DETTE

L’Intersyndicale demande une subvention spéciale destinée à l’apurement progressif de la dette de l’établissement, ainsi qu’une réévaluation complète et transparente de cette dette et un véritable plan de résorption.

Un hôpital ne peut pas être condamné à fonctionner durablement sous le poids de ses difficultés financières.

LA BONNE GOUVERNANCE : NOUS DEMANDONS DES GARANTIES

L’Intersyndicale réaffirme également son exigence d’une gestion transparente des ressources financières, matérielles et humaines.

La bonne gouvernance ne doit pas être un slogan. Elle doit se traduire par des règles, de la transparence, du contrôle et une véritable reddition des comptes.

À ce titre, nous demandons notamment l’élection des délégués du personnel et du Représentant du personnel (RP), rendre fonctionnel la commission Technique de l’établissement (CTE), ainsi que la mise en place d’un audit interne permettant d’assurer un contrôle régulier de la gestion financière et opérationnelle de l’établissement.

22 REVENDICATIONS, MAIS UNE SEULE BATAILLE : UN HÔPITAL QUI FONCTIONNE

Les 22 revendications de l’Intersyndicale portent notamment sur les équipements, les examens biologiques, les droits financiers des travailleurs, les cotisations sociales, les effectifs, l’hygiène et la sécurité, la gouvernance, les infrastructures, la modernisation et la dette de l’établissement.

Nous ne revendiquons ni privilège ni faveur.Nous revendiquons les conditions indispensables pour que l’Hôpital de la Paix puisse remplir correctement sa mission.

Nous voulons : un hôpital fonctionnel ;des équipements opérationnels ;des infrastructures dignes ;des travailleurs respectés et considérés ;une gestion transparente ;et des soins de qualité pour les populations.

LE TEMPS DES PROMESSES EST RÉVOLU

L’Intersyndicale reste attachée au dialogue. Mais dialoguer ne signifie pas attendre indéfiniment.

Le dialogue doit produire des décisions.
Les décisions doivent produire des actes.
Les actes doivent produire des résultats.

Nous ne lèverons pas un mot d’ordre sur la base de simples promesses.

Nous attendons des engagements concrets, formalisés, assortis d’échéances et effectivement exécutés.

C’est à cette condition seulement qu’une sortie de crise pourra être envisagée.

UN PLAN D’ACTION POUR FAIRE ENTENDRE L’URGENCE

Face à l’absence de réponses suffisamment concrètes, l’Intersyndicale met en œuvre son plan d’action n°2 pour le mois de septembre 2026 :

Jeudi 03 et vendredi 04 septembre : grève générale ;

Lundi 07 septembre : évaluation intersyndicale ;

Mardi 08 et mercredi 09 septembre : grève générale ;

Jeudi 10 septembre : évaluation intersyndicale ;

Lundi 14 et mardi 15 septembre : grève générale ;

Mercredi 16 septembre : évaluation intersyndicale ;

Mercredi 23 et jeudi 24 septembre : grève générale ;

Mercredi 30 septembre : sit-in de 10h à 12h, évaluation avec la base et adoption du plan d’action n°3.

Les mouvements seront conduits dans le strict respect des urgences et du service minimum.

NOTRE DÉTERMINATION N’EST PAS DIRIGÉE CONTRE L’HÔPITAL : ELLE EST POUR L’HÔPITAL

L’Intersyndicale ne souhaite pas voir l’Hôpital de la Paix paralysé.

Elle veut le voir fonctionner.

Elle ne veut pas davantage de tensions.

Elle veut des solutions.

Elle ne demande pas l’impossible.

Elle demande que l’Hôpital de la Paix dispose enfin des moyens de sa mission.

Nous appelons donc les autorités compétentes à prendre toute la mesure de la gravité de la situation et à engager sans délai des discussions sérieuses débouchant sur des décisions concrètes.

Car la santé n’attend pas.

Car un patient ne peut pas attendre qu’une promesse devienne une décision.

Car un équipement médical n’a de valeur pour la population que lorsqu’il fonctionne.

Car un hôpital ne peut pas être maintenu dans l’attente permanente.

L’INTERSYNDICALE DIT STOP À L’ATTENTISME.

NOUS VOULONS DES DÉCISIONS.

NOUS VOULONS DES ACTES.
NOUS VOULONS DES RÉSULTATS.

L’INTERSYNDICALE RESTE MOBILISÉE ET DÉTERMINÉE, pour défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs

Ziguinchor, le 31Aout 2026

Pour le SAMES                                Pour le SYNTRAS                                     Pour le SUTSAS

 

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